Un Voleur honnete

Fiction & Literature, Classics, Historical
Cover of the book Un Voleur honnete by Dostoievsky, Dostoievsky
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Author: Dostoievsky ISBN: 1230000237811
Publisher: Dostoievsky Publication: May 8, 2014
Imprint: Language: French
Author: Dostoievsky
ISBN: 1230000237811
Publisher: Dostoievsky
Publication: May 8, 2014
Imprint:
Language: French

EXTRAIT:

Un matin, j’étais déjà prêt à quitter mon cabinet de travail, quand Agrafena, — ma cuisinière, mon économe et ma blanchisseuse, — entra dans ma chambre, et, à mon grand étonnement, engagea avec moi la conversation.

Jusqu’alors elle avait été silencieuse  : une baba simple. Sauf pour les deux mots quotidiens à propos du déjeuner et du dîner, elle ne m’avait jamais adressé la parole depuis six ans qu’elle me servait.

— Voilà, monsieur, commença-t-elle, je viens chez vous… vous devriez sous-louer le cabinet de débarras.

— Quel cabinet  ?

— Celui qui est près de la cuisine, vous savez bien  ?

— Pourquoi faire  ?

— Pourquoi  ? Mais il y a bien d’autres locataires qui sous-louent  ! Vous savez bien  !

— Mais qui louerait cela  ?

— Qui louerait cela  ? Un locataire  ! Vous savez bien  !

— Mais, ma petite mère, c’est trop étroit  : il n’y a pas même la place d’un lit  ! Qui voudrait y vivre  ?

— Pourquoi y vivre  ? Pourvu qu’il y ait où dormir  ! Il vivra sur la fenêtre.

— Sur quelle fenêtre  ?

— Vous savez bien sur quelle fenêtre  ! Avec cela que vous ne le savez pas  ! Sur celle qui est dans l’antichambre. Il restera là à coudre ou à faire ce qu’il voudra. Il pourra même s’asseoir sur une chaise. Il a une chaise, une table même, tout.

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EXTRAIT:

Un matin, j’étais déjà prêt à quitter mon cabinet de travail, quand Agrafena, — ma cuisinière, mon économe et ma blanchisseuse, — entra dans ma chambre, et, à mon grand étonnement, engagea avec moi la conversation.

Jusqu’alors elle avait été silencieuse  : une baba simple. Sauf pour les deux mots quotidiens à propos du déjeuner et du dîner, elle ne m’avait jamais adressé la parole depuis six ans qu’elle me servait.

— Voilà, monsieur, commença-t-elle, je viens chez vous… vous devriez sous-louer le cabinet de débarras.

— Quel cabinet  ?

— Celui qui est près de la cuisine, vous savez bien  ?

— Pourquoi faire  ?

— Pourquoi  ? Mais il y a bien d’autres locataires qui sous-louent  ! Vous savez bien  !

— Mais qui louerait cela  ?

— Qui louerait cela  ? Un locataire  ! Vous savez bien  !

— Mais, ma petite mère, c’est trop étroit  : il n’y a pas même la place d’un lit  ! Qui voudrait y vivre  ?

— Pourquoi y vivre  ? Pourvu qu’il y ait où dormir  ! Il vivra sur la fenêtre.

— Sur quelle fenêtre  ?

— Vous savez bien sur quelle fenêtre  ! Avec cela que vous ne le savez pas  ! Sur celle qui est dans l’antichambre. Il restera là à coudre ou à faire ce qu’il voudra. Il pourra même s’asseoir sur une chaise. Il a une chaise, une table même, tout.

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